svevo
28 05 2013

L’Antivie d’Italo Svevo / Rencontre le 30 mai à 18h30

Après la biographie sur Curzio Malaparte (Prix Goncourt de la biographie en 2011), consacre son nouveau livre à un grand iconoclaste de la littérature du XXe siècle, Italo Svevo, homme de paradoxes. «Il préféra écrire mal en italien ce qu’il aurait pu bien écrire en allemand » dit de lui le poète Umberto Saba, né comme lui à Trieste, mais qui le détestait. Commerçant avisé, industriel prospère dans l’usine de vernis de sa belle-famille, Svevo se tint longtemps à l’écart de la littérature. Juif converti au catholicisme, il resta toute sa vie un agnostique. Époux irréprochable, il rêvait de couper les femmes en morceaux… Italien de conviction, il perçut les signes avant-coureurs de l’avènement du fascisme après la Grande guerre. Méfiant à l’égard de la psychanalyse, il écrivit le premier roman psychanalytique, La coscienza di Zeno (1923). Ami de James Joyce et de Valéry Larbaud, il leur fut redevable de sa reconnaissance tardive par les élites européennes, mais il mourut sans achever son dernier chef-d’oeuvre, Confessions d’un vieillard.

L’Antivie d’Italo Svevo / Rencontre le 30 mai à 18h30